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Introduction au Socialisme Rationnel de Colins



Conclusion et index

Au seuil de cette conclusion, précisons, à toutes fins utiles, l'esprit dans lequel nous avons écrit le présent ouvrage. Il n'est de science véritable que dans l'objectivité. Mais, si cette dernière est d'une application relativement simple dans les sciences physiques, il n'en va pas de même pour les sciences morales et plus particulièrement pour l'histoire des doctrines politiques. Dans ce domaine, auquel ressortit notre travail, l'objectivité exige, croyons-nous, la présentation et l'explication de la pensée que l'on étudie de façon à faire valoir toute la vérité qu'elle peut contenir, sans en masquer pour autant les faiblesses, mais en laissant toujours au lecteur le soin d'en juger par lui-même (1). Nous croyons avoir observé jusqu'ici cette règle fondamentale et comptons bien ne point nous en départir dans les pages qui suivent.

Que les données positives du socialisme rationnel présentent des faiblesses, des naïvetés et des lacunes, nul ne le contestera. Mais, en faire le recensement ne nous avancerait guère puisqu'elles ne sauraient mettre en cause la portée d'une pensée essentiellement métaphysique, dont les applications sociales pourraient bien ne pas toujours avoir été déduites avec la rigueur souhaitable par leur auteur. Car il nous semble que la rigueur déductive, si elle postule la rigidité sur les principes, n'exclut nullement la souplesse quant à leurs applications. Autrement dit, il est dans la logique même du colinsisme de ne pouvoir être apprécié et jugé comme il convient que sur le plan philosophique. Or, à cet égard, et quelle que soit sa valeur, il a le mérite considérable, croyons-nous, d'aborder le problème crucial du langage dans ses rapports avec la nature de l'homme, et de mettre ainsi en question un certain nombre de notions admises par consentement universel, mais dont les fondements scientifiques paraissent des plus contestables. C'est du moins ce que nous voudrions établir dans la présente conclusion, après l'avoir fait pressentir ci-dessus par diverses notes de bas de pages, en citant quelques savants dont l'autorité suppléera, espérons-le, à notre propre insuffisance dans les domaines de la linguistique, de la psychologie et de la biologie.

Avant de confronter la doctrine colinsienne de l'immatérialité des âmes avec certaines acquisitions récentes de la science contemporaine, il convient de s'interroger sur la valeur que peut revêtir une comparaison entre des notions d'ordre métaphysique et d'ordre scientifique. Il semble bien, a priori, que les sciences d'observation n'ont trait qu'à ce qui est physique, de sorte que la métaphysique leur échappe entièrement. Tel est d'ailleurs le point de vue non seulement de Colins mais encore de ceux des savants contemporains qui consentent à ne pas nier purement et simplement la métaphysique : pour eux, comme pour lui, jamais on ne découvrira une âme, substance ou fonction, au bout d'un bistouri. Si la doctrine colinsienne et les sciences d'observations étaient parfaitement d'accord sur cette scission absolue, il n'y aurait évidemment aucune confrontation possible entre elles. Mais, heureusement, tel n'est pas le cas. En effet, il y a dans la distinction du physique et du métaphysique une différence fondamentale de délimitation entre Colins et la science traditionnelle. Pour celle-ci, en effet, la sensibilité est inhérente à l'organisme vivant; pour Colins, en revanche, elle est propre à l'organisme humain seulement, à l'exclusion de celui de tous les animaux aussi supérieurs soient-ils. À première vue, il y a donc opposition entre les sciences d'observation et la doctrine colinsienne de l'âme. Or, la où il y a opposition, il y a évidemment comparaison possible. Il convient donc de rechercher dans quelle mesure cette opposition se trouve confirmée ou infirmée par les tendances scientifiques contemporaines et les découvertes biologiques les plus récentes.

Tout d'abord, signalons que l'interprétation cartésienne des phénomènes vitaux, dont nous avons vu qu'elle fut reprise par Colins, loin d'être abandonnée, semble connaître un regain de faveur dans le monde scientifique. C'est dire que la biologie moderne procède du rationalisme classique davantage que du rationalisme dialectique, n'en déplaise à Engels qui prétend annexer Descartes en en faisant un " brillant dialecticien. " (2) " Le fonctionnement de la cellule est " cartésien " et non pas " égélien " (3) déclare carrément Jacques Monod, prix Nobel de médecine. Même affirmation de la part de John Eccles (4), prix Nobel de physiologie et de médecine, et de Julian Ajuriaguerra (5), professeur à l'Université de Genève. Aussi bien, la notion colinsienne de " mémoire matérielle " qui procède du cartésianisme nous paraît-elle largement corroborée par la neurophysiologie moderne qui parle volontiers de " mémoire génétique " et qui décrit les mécanismes cérébraux comme un échange de " messages nerveux " entre les quelques dix milliards de cellules que compte le cortex cérébral humain. " Chacune de ces cellules, écrit John Eccles (6), reçoit des " informations " de centaines d'autres cellules nerveuses, sous forme d'influx ou messages acheminés le long de la fine fibre connectrice, ou axone, qui part de chaque cellule et qui est en fait la seule voie de communication des cellules entre elles. Cette communication se réalise aux points de contacts appelés synapses, où les axones touchent la surface des cellules nerveuses. "

Dans ce domaine, il n'y a pour les savants contemporains comme pour Colins aucune différence de nature entre l'homme et les animaux. " Selon Allan Jacobson, de l'Université de Californie, la mémoire des réactions spécifiques de fuite chez le rat peut être transférée à d'autres rats, en extrayant l’ARN des animaux entraînés et en l'injectant à ceux qui ne l'étaient pas. Ces rapports ont été contestés, mais l'importance du rôle de l'ARN dans la mémoire devient de jour en jour plus évidente. Chez les poissons rouges, la mémoire peut être effacée par injection de puromycine immédiatement après une expérience d'entraînement: la puromycine empêche la synthèse d'ARN. On a montré récemment que les drogues qui stimulent la formation d'ARN améliorent la mémoire des personnes âgées. Un vieillard, si sénile qu'il ne savait même plus allumer son poste de télévision... s'est si bien rétabli qu'il a récupéré cette faculté essentielle, et un autre est même parvenu à retrouver les règles du bridge. " (7) Ainsi, la mémoire cérébrale suppose-t-elle une mémoire cellulaire et même moléculaire. (8)

En ce qui concerne la définition colinsienne du langage comme un système de signes conventionnels, il semble à nouveau que la science contemporaine n'y fasse nulle objection. Nous savons que Mario Pei voit dans le langage " un échange de concepts ", ce qui est plus restrictif mais non point différent. (9) Hjelmslev le définit comme " une activité dont la fin est de communiquer le contenu de la conscience d'un individu à un autre " (10) et Edward Sapir, comme " un moyen de communication purement humain et non instinctif, pour les idées, les émotions et les désirs, par l'intermédiaire d'un système de symboles créés à cet effet " (11) ce qui marque bien l'irréductibilité du langage à la seule parole, déjà relevée par Colins. Et Sapir se déclare en outre " persuadé que l'idée chère à bien des gens, selon laquelle ils peuvent penser et même raisonner sans langage, est une illusion. " (12)

De même, le caractère essentiellement social du phénomène linguistique paraît ne plus faire de doute, en raison notamment des observations faites sur les divers cas d'enfants abandonnés : " Nous connaissons Peter, trouvé près de Hanovre en 1723, Victor, le sauvage de l'Aveyron, découvert en 1799, ainsi que Amala et Kamala trouvées à Midnapur (Inde) en 1920. Aucun de ces enfants ne parlait et leur répertoire vocal, comme tout leur comportement, était modelé sur ceux des animaux qui les avaient élevés. Les enfants n'ont donc pas tendance à créer un langage s'ils n'entendent pas parler. Kroeber (1952) signale qu'au XVIe siècle, en Inde, l'empereur Akbar fit élever un groupe d'enfants sans qu'ils entendent jamais parler, afin de vérifier si le langage était inné ou acquis. Ces enfants ne parlaient pas et s'exprimaient uniquement par gestes... " (13) Il est donc maintenant admis que l'isolement de l'enfant dès son plus jeune âge et pour une période quelque peu prolongée entraîne nécessairement sa " déshumanisation " (14). Enfin, le mystère qui existait il y a un siècle quant à l'origine et à la nature du langage paraît ne pas être éclairci : " Sur un point au moins tous les linguistes sont unanimes-- écrit Mario Pei (15) - c'est que le problème des origines du langage n'est pas encore résolu ".

Ceci dit les spécialistes se séparent radicalement dès que l'on aborde, par exemple, le problème du langage animal. Mais ce qui nous paraît grave c'est que, lorsqu'ils traitent ce thème, certains hommes de science n'hésitent pas à abandonner toute rigueur de pensée et d'expression, comme si l'étude des bêtes devait les affranchir du principe de non-contradiction. Pense-t-on que nous exagérons ? Qu'on en juge : Paul Chauchard, Directeur de laboratoire à l’École des Hautes études, à Paris, a écrit un ouvrage sur Le langage et la pensée dont le premier chapitre s'intitule Le langage animal. Rien d'étonnant à cela car l'auteur se dispense de donner du langage en général une définition claire et précise. Voici d'ailleurs comment il conclut le chapitre en question : " La seule différence qui sépare les espèces supérieures des inférieures réside dans le degré de prise de conscience et de maîtrise des signaux sonores et leurs possibilités d'adaptation à une vie de plus en plus complexe ; à la simple exécution automatique et passive de réflexes et de tropismes fait suite la compréhension intelligente de la situation et la possibilité dans une certaine mesure de maîtriser l'instinctif : le langage est déjà au service de l'intelligence mais ne peut que faiblement contribuer à son perfectionnement, car limitée par les possibilités nerveuses réduites, l'intelligence animale n'est que peu perfectible et reste à un niveau pratique très élémentaire, du même ordre mais moins développée que la pensée humaine par images non verbales. " (16) Il y a évidemment dans cette longue période autant d'idées contestables que de mots ; mais enfin elle traduit la thèse dominante en la matière et nul ne s'étonnera de la voir exposer par un homme de science. Ce qu'on est en droit de lui reprocher, par contre, c'est d'écrire dans la conclusion du même ouvrage : " Nous ne savons pas exactement aujourd'hui quel degré d'intelligence et de conscience réfléchie est possible en l'absence du langage. Insuffisance théorique de nos moyens de communication intellectuels avec un être sans langage (toute la difficulté de connaître la psychologie animale à travers le seul comportement... ) " (17) Par conséquent, les animaux ont perdu le langage entre le début et la fin du livre de Paul Chauchard, et dans le même temps ce dernier ne sait plus rien des degrés de " prise de conscience " animale qu'il décrivait si éloquemment dans son premier chapitre. Il est vrai que cet auteur, auquel nous avons emprunté une citation significative de Staline (18), confesse pour terminer son " parfait accord avec la théorie matérialiste de la connaissance, " (19) ce qui, d'après Colins, est un gage certain de sophisme permanent. Nous pourrions multiplier les exemples de cet ordre, mais il nous paraît préférable d'aborder le problème sous d'autres angles.

S'il est une manifestation à l'occasion de laquelle on pouvait espérer que le problème de la nature respective de l'homme et de l'animal ferait l'objet d'une discussion approfondie, c'est bien celle que constituèrent les Rencontres internationales de Genève, de 1965, dont le thème était Le robot, la bête et l’homme. Malheureusement, il n'en fut rien : autant les idées émises sur les relations de l'homme avec le robot furent passionnantes, autant celles exprimées sur les rapports de l'homme avec l'animal furent conformistes. Relevons toutefois la remarque suivante de Julian Ajuriaguerra : " Un sujet peut avoir toutes les préformes d'organisation cérébrale du langage sans que celui-ci puisse être ni émis ni compris hors d'une relation communicative. Par ailleurs, ce qu'on appelle les " centres du langage " peuvent être détruits à un âge précoce sans que cela empêche complètement l'organisation du langage. Ces faits montrent l'importance de la plasticité du tissu cérébral. " (20) Certes, il ne faut pas conclure qu'il y a indépendance entre la pensée et le cerveau, mais sans doute peut-on dire que le volume de ce dernier et le nombre de cellules nerveuses ne sont pas déterminants dans l'apparition du langage. (21) Telle est d'ailleurs l'impression que l'on retire du compte rendu des innombrables interventions chirurgicales au cerveau décrites dans le remarquable ouvrage intitulé Langage et mécanismes cérébraux. Mais si le volume du cortex cérébral n'est pas le critère décisif quant à l'apparition du verbe, qu'en est-il de son organisation interne ? " Le cerveau humain, lit-on dans la publication que nous venons de citer (22), n'est pas très différent de celui du chien ou du singe quant à sa forme extérieure, mais il renferme un autre dispositif qui rend possible le langage. C'est cet équipement structural qui constitue le sujet de notre monographie. " Toutefois, il faut croire que les auteurs ne sont pas trop convaincus d'être sur la bonne piste car ils écrivent un peu plus loin : " Les phrénologistes étaient plus ambitieux que nous. Ils cherchaient ou se cache l'amour maternel, et aussi la cupidité, la passion. Ainsi, ils étaient en quête de choses pour lesquelles il n'existe pas de cachette. Ils posaient de mauvaises questions. Les savants, aussi, peuvent commettre cette faute, particulièrement aujourd'hui dans cette ère de progrès scientifique. " (23)

Mais revenons aux débats sur Le robot, la bête et l'homme. À côté, des innombrables lieux communs que l'on y entendit sur l'intelligence des abeilles, popularisée déjà par Maeterlinck, et celle des autres animaux, il fut fait état d'une expérience sortant enfin de l'ordinaire, dont nous avions eu connaissance par la presse quelque temps auparavant, et selon laquelle un savant américain, M. J.C. Lilly, aurait pu déceler un véritable langage chez un couple de dauphins : " On sait, déclara Vercors, (24) que l'encéphale occupe, chez cet animal, un volume proche de celui de l'homme et comporte des circonvolutions presque aussi nombreuses. L'intelligence paraît, à de nombreux égards, supérieure à celle du chimpanzé. Le dauphin comprend et apprend encore plus vite que lui, par exemple sur quelle palette de couleur il doit appuyer pour obtenir sa récompense. Or, on a mis dans un bassin un mâle et une femelle. À tel signal lumineux précédé d'un coup de sonnette, chacun devait de son côté appuyer, selon le signal sur une palette rouge, ou verte, et ainsi de suite. Ils réussissaient parfaitement tous les deux. Puis on a mis entre eux un obstacle. Le mâle ne pouvait plus voir ni le signal, ni la femelle, mais il pouvait encore entendre la femelle, et il a continué d'appuyer sur les bonnes palettes avec une très faible marge d'erreurs ; tandis que lorsque l'obstacle a été doublé d'un autre, cette fois imperméable aux sons venus de l'autre côté, quand, en d'autres termes, au coup de sonnette, le mâle ne pouvait plus ni voir le signal, ni entendre sa femelle, il n'a plus appuyé qu'au hasard. Qu'en conclure, sinon que le mâle interrogeait, et que la femelle renseignait le mâle, en usant de sons ou d'ultrasons particuliers, autrement dit : de vocables ? " Cette expérience est-elle aussi " troublante " (25) que le déclara l'auteur des Animaux dénaturés ? Nous ne le croyons pas et regrettons qu'il ne se fût pas trouvé dans l'assistance un disciple de Colins pour animer un peu le débat. Il n'aurait pas manqué de faire observer que les animaux de cette expérience ayant été soumis ensemble aux mêmes excitations ont pu acquérir ensemble un certain nombre de réflexes conditionnés notamment sonores susceptibles de déclencher chez l'animal séparé après coup des excitations initiales, mais non de son congénère qui leur reste soumis, les mêmes réactions que chez ce dernier. Il aurait fait valoir aussi que des expériences aussi peu probantes peuvent très vraisemblablement être menées à bien sur des chiens et d'autres animaux domestiques. Enfin, il aurait peut-être suggéré que pour vérifier expérimentalement l'apparition de signes conventionnels inassimilables aux seules réflexes conditionnés sur un couple de dauphins ou de chiens, il conviendrait de ne jamais les soumettre ensemble aux mêmes excitations mais toujours séparément.

A la vérité, bien des savants contemporains renoncent à affirmer, comme certains l'ont fait trop légèrement, que les animaux parlent. (26) Tel est le cas de Jean-Claude Filloux dont l'ouvrage intitulé Psychologie des animaux nous paraît particulièrement représentatif de la réaction de certains zoopsychologues modernes contre l'anthropomorphisme biologique : " Les actes et les attitudes des animaux ne permettent-ils point aussi d'inférer analogiquement ce qui se passe dans leur esprit ? - demande Jean-Claude Filloux (27)... - Certes, beaucoup d'observateurs se sont laissés glisser sur cette pente dangereuse, et l'époque n'est pas si lointaine ou l'on dissertait avec grand sérieux sur l'" âme des bêtes ", en leur prêtant à plaisir toutes nos émotions, toutes nos facultés intellectuelles et notre propre vision du monde. Or, il s'est avéré que, déjà en psychologie humaine, la méthode analogique et projective est extrêmement aléatoire ; elle l'est bien davantage en psychologie animale. D'abord pour être correct, un raisonnement par analogie doit porter sur des termes présentant la plus grande identité possible; et quelle identité existe-t-il entre l'être humain et l'insecte ou le batracien, à part le fait que tous deux vivent, se nourrissent et se reproduisent !... aussi, comme toute la hiérarchie zoologique est, pour la psychologie animale, objet d'étude, elle s'en tient à une méthode objective et certaine. Tout au plus se permet-elle, en ce qui concerne un petit groupe de vertébrés supérieurs, des hypothèses sur la pensée animale, mais sans affirmation péremptoire et avec toute la prudence désirable. " Voilà assurément une déclaration de principe circonspecte qui tranche avec la méthode de Chauchard. Relevons toutefois que Filloux écarte la thèse extrême de l'automatisme des animaux parce que, dit-il, " conscience est d'abord synonyme de sensibilité ", et qu'il lui paraît évident que les animaux sont sensibles. (28) Aussi bien, leur reconnaît-il en définitive une conscience sensitive, en réservant la conscience cognitive (ou conscience savoir) à l'homme seulement. (29) Mais, qu'est-ce qu'une conscience qui ne sait pas et qui ne saura jamais qu'elle sent ? Il ne nous le dit pas. Allant plus loin que Filloux, certains savants contemporains estiment que l'absence de langage chez les animaux pourrait bien révéler une différence de nature entre eux et nous. C'est ce qu'exprime, en termes plutôt maladroits, Norbert Wiener : " Ce n'est pas une question de pure intelligence - écrit-il (30) - car la cervelle de certains animaux humains défectueux ferait honte aux chimpanzés (sic). Mais tout simplement, la parole et la volonté de parole sont étrangères à la nature de l'animal. " Tel est l'avis également de John C. Eccles qui cite le remarquable passage suivant de Suzanne Langer (31) : " Le langage est sans aucun doute, le produit le plus important, et, en même temps, le plus mystérieux, de l'esprit humain. Un jour entier de la création, ou en termes modernes, tout un chapitre de l'évolution, sépare le cri d'amour, d'avertissement ou de colère, le plus évident lancé par un animal, et le mot le plus modeste, le plus banal, prononcé par un être humain. Le langage nous permet de jouer librement de toutes les possibilités du symbolisme et d'exprimer une pensée conceptuelle articulée; sans langage, il n'y a, semble-t-il, aucune espèce de pensée explicite. Tous les êtres humains, de quelque race soient-ils, même les plus primitifs dispersés dans les profondeurs de la jungle et les brutes cannibales qui vivent depuis des siècles sur des îles lointaines, ont une langue constituée et articulée. Il ne semble pas qu'il existe de langue élémentaire, amorphe ou imparfaite comme on serait naturellement porté à le croire lorsqu'il s'agit des civilisations les plus primitives. Des peuples qui n'ont pas inventé le tissage, qui vivent sous des toits de branchages... s'exprimeront cependant... dans une langue aussi fluide que le français et dotée d'une structure grammaticale aussi complexe que le grec ! En revanche, aucun des animaux n'est doué de la parole. Les sons qu'ils émettent ont été soumis à des études approfondies, mais tous les observateurs systématiques s'accordent à dire qu'aucun de ces sons ne correspond à des mots rudimentaires... Alors que même la plus élémentaire des techniques, comme le vêtement, la cuisine ou la poterie, fait défaut dans certains groupes humains ou du moins n'y existe qu'à l’état très rudimentaire, nulle part le langage n'est absent ni archaïque. " On relèvera combien Suzanne Langer est proche des idées de Colins sur l'indissociabilité du verbe et de la pensée et l'inexistence des langues primitives.

Dans ces conditions, la thèse de l'insensibilité radicale des animaux n'est-elle pas mieux qu'aucune autre à même de rendre compte de la différence de nature qui pourrait exister entre eux et nous ? Et la convergence extraordinaire de la biologie et de la cybernétique n'y incite-t-elle pas ? Parlant de l'acide désoxyribonucléique (ADN) qui joue un rôle si important dans l'hérédité, Jacques Monod déclare : " ...Une conséquence très remarquable de ces découvertes est d'avoir montré que le fonctionnement d'un être vivant est en réalité très proche du fonctionnement des machines telles que les conçoivent les cybernéticiens, avec leurs réseaux d'alertes et d'interconnexions dont on commence à comprendre les éléments. L'ADN est une macro-cellule de très grande dimension - par rapport aux molécules et aux protéines. Entre l'ADN, qui joue un rôle analogue à celui de la mémoire dans une machine électronique, et la protéine qui serait l'agent d'exécution, c'est-à-dire qui réaliserait le contenu informatif de cette mémoire, il y a une mécanique qui a presque les caractéristiques d'une machine de transfert. " (32) Or, personne ne croit que les machines électroniques soient sensibles. Par quel mystère les animaux le seraient-ils donc ?

Mais il y a plus. Qu'on nous permette de faire une dernière citation de John C. Eccles qui nous paraît avoir une portée considérable : " Les exemples les plus remarquables d'expériences sur les fonctions cérébrales et la conscience, écrit-il, ont été signalés par Sperry (1964) : on a procédé à la séparation chirurgicale des commissures reliant les deux hémisphères cérébraux pour soigner des épilepsies opiniâtres et cette thérapeutique a bien réussi. Les sujets opérés ne présentent pas de signes notables d'incoordination des réponses et ne manifestent aucun signe de dédoublement qui pourrait être qualifié de diplopie mentale. Mais les essais auxquels ils ont été soumis ont permis de faire des constatations tout à fait remarquables. L'hémisphère dominant est celui qui intéresse le langage; à toutes les excitations sensorielles transmises à cet hémisphère, le sujet répond normalement et rend compte d'expériences conscientes normales. Par contre, les excitations orientées vers l'autre hémisphère, ou hémisphère secondaire, ne provoquent aucune expérience consciente chez le sujet, qui est d'ailleurs incapable de motricité volontaire à partir de cet hémisphère, alors que la motricité volontaire commandée à partir de l'hémisphère dominant est normale. L'hémisphère secondaire est cependant capable de s'acquitter de tâches très complexes et spécialisées en réponse à un message des organes sensoriels qui l'informent sélectivement, comme peuvent le faire des sensations provenant du champ visuel ou du champ récepteur cutané approprié. Le cas de ces malades peut se résumer ainsi : ce qui se passe dans l'hémisphère secondaire ne parvient jamais à leur conscience et ne peut être modifié par leur volonté. Essentiellement, le dédoublement du cerveau a laissé le sujet conscient en relation normale avec l'hémisphère dominant, le " va-et-vient " entre le cerveau et la conscience continuant de s'effectuer normalement, tandis qu'il ne s'effectue pas dans l'hémisphère secondaire, lequel fonctionne comme un ordinateur inconscient capable d'actions complexes en réponse à une information et capable également d'apprentissage. Je fais brièvement allusion à ces constatations extraordinaires pour montrer comment la recherche neurologique donne lieu aux découvertes les plus étonnantes d'une grande portée philosophique et psychologique. " (33)

Si ces découvertes se confirmaient, ne se pourrait-il pas que la doctrine de l'insensibilité radicale des animaux, et avec elle, Descartes et Colins, connussent une éclatante revanche ?

Toutefois, que l'on ne s'y méprenne pas : Nous n'avons pas la prétention d'affirmer ni la naïveté de croire que ces découvertes établissent scientifiquement le bien-fondé de la doctrine colinsienne de l'immatérialité des âmes et moins encore ses conséquences ontologiques. D'ailleurs, Colins lui-même n'a jamais soutenu que la sensibilité, l'âme, est unie au centre cervical du langage, mais bien à l'organisme humain, le centre en question n'étant que son instrument, ce qui est tout différent. Aussi bien, dans une perspective colinsienne, les excitations nerveuses centralisées dans l'hémisphère droit chez un individu dont les commissures du corps calleux ont été sectionnées, devraient-elles logiquement engendrer non point des sensations perçues, donc des états de conscience, puisque ceux-ci sont inhérents au langage, mais bien des sensations non définies, comparables à celles que ressent un enfant avant l'apparition du langage. Or, c'est très exactement ce que signalent à nouveau les spécialistes contemporains : " Lombroso, l'inventeur du criminel-né, présentait autrefois aux détenus des photographies de femmes nues, et il voyait, dans les perturbations circulatoires ainsi déclenchées, la preuve expérimentale de leur dérèglement. Depuis, les physiologistes, les psychologues et même les pères conciliaires ont admis qu'il s'agit là de réactions banales, dont l'absence plutôt pourrait être considérée comme une anomalie. Dans le vocabulaire des expérimentateurs américains, les " donne nude ", de lombrosienne mémoire, sont remplacées par les " pin-up pictures " qui permettent d'obtenir exactement le même résultat. Présentées à l'hémisphère droit de l'homme à corps calleux sectionné, ces images provoquent les réactions habituelles, - seulement, l'hémisphère gauche est incapable d'expliquer d'où vient " son " sentiment de gêne et de confusion. " (34) Bien entendu, un tel sentiment de gêne et de confusion ou toute autre sensation non définie ne présentent aucune utilité pour le comportement automatique inconscient mais sélectif et éducable dont l'hémisphère droit reste capable. Aussi bien ne saurait-on les prêter aux animaux qu'arbitrairement.

La signification profonde de ces diverses expériences nous paraît donc pouvoir se résumer comme suit : En zoopsychologie, la sensibilité réelle, c'est-à-dire la conscience, quel qu'en soit le degré, apparaît de plus en plus comme une hypothèse hasardeuse et dépassée, parfaitement inutile pour rendre compte du comportement animal le plus évolué. Par conséquent, l'affirmation de l'éminent savant Jean Piaget, selon laquelle "il n'est aucun motif pour limiter la conscience à l'homme" (35), nous para”t devoir être inversée, car à la lumière des faits nouveaux que nous avons rapportés, il nous semble qu'il n'y a plus aucun motif de ne pas limiter la conscience à l'homme. Si cette conclusion est exacte, on conviendra qu'elle corrobore, autant que faire se peut, la doctrine colinsienne de l'insensibilité radicale des animaux. Dès lors, si la sensibilité est propre à l'homme et si elle n'est pas inhérente à l'organisme vivant en général, qu'est-elle au juste ? C'est là, remarquons-le, une question à laquelle les sciences d'observation ne sont pas susceptibles de répondre, car on ne saurait raisonnablement attendre d'elles d'avantage que la démonstration de l'inutilité de l'hypothèse de la sensibilité animale. Mais aussi modeste soit-elle, cette conclusion n'est-elle pas d'une immense portée philosophique? Si la sensibilité n'est pas d'ordre physique, elle ressortit évidemment à la métaphysique. Or, dans ce cas, ce sont les sciences d'observation elles-mêmes qui nous renvoient à la démonstration colinsienne de l'immatérialité des âmes. Et ici, de deux choses l'une: Ou cette démonstration est rationnellement incontestable, ou bien elle est un sophisme. Dans ce dernier cas, il importe de déterminer par où elle pèche. Voila précisément ce que nous n'avons pas su faire nous-même, mais ce que nous aimerions voir faire par d'autres. Aussi, reprendrons-nous à notre compte l'apostrophe que Laromiguière avait placée en tête de ses Paradoxes de Condillac:

"On prouvera peut-être que l'opinion que j'expose n'est qu'un tissu de sophismes; peut-être, au contraire, on prouvera qu'elle repose sur des fondements inébranlables. Quoiqu'il arrive, mon objet est rempli pourvu qu'on prouve. J'ai également à gagner à la défaite et à la victoire. " (36) nous paraît devoir être inversée, car à la lumière des faits nouveaux que nous avons rapportés, il nous semble qu'il n'y a plus aucun motif de ne pas limiter la conscience à l'homme. Si cette conclusion est exacte, on conviendra qu'elle corrobore, autant que faire se peut, la doctrine colinsienne de l'insensibilité radicale des animaux. Des lors, si la sensibilité est propre à l'homme et si elle n'est pas inhérente à l'organisme vivant en général, qu'est-elle au juste ? C'est là, remarquons-le, une question à laquelle les sciences d'observation ne sont pas susceptibles de répondre, car on ne saurait raisonnablement attendre d'elles davantage que la démonstration de l'inutilité de l'hypothèse de la sensibilité animale. Mais aussi modeste soit-elle, cette conclusion n'est-elle pas d'une immense portée philosophique ? Si la sensibilité n'est pas d'ordre physique, elle ressortit évidemment à la métaphysique. Or, dans ce cas, ce sont les sciences d'observation elles-mêmes qui nous renvoient à la démonstration colinsienne de l'immatérialité des âmes. Et ici, de deux choses l'une : Ou cette démonstration est rationnellement incontestable; ou bien elle est un sophisme. Dans ce dernier cas, il importe de déterminer par où elle pèche. Voilà précisément ce que nous n'avons pas su faire nous-même, mais ce que nous aimerions voir faire par d'autres. Aussi, reprendrons-nous à notre compte l'apostrophe que Laromiguière avait placée en tête de ses Paradoxes de Condillac :


" On prouvera peut-être que l'opinion... que j'expose n'est qu'un tissu de sophismes ; peut-être, au contraire, on prouvera qu'elle repose sur des fondements inébranlables. Quoiqu'il arrive, mon objet est rempli pourvu qu'on prouve. J'ai également à gagner à la défaite et à la victoire. " (36)


Notes :

[1]. Sauf à sortir de son rôle scientifique, l'historien des doctrines politiques est donc astreint à faire abstraction de ses options personnelles pour exposer celles d'autrui, comme l'explique fort éloquemment le passage suivant de H. Michel : " Il conserve... par devers soi ses préférences intimes, ses partis-pris sur le sens et le but de la vie individuelle et sociale, mais il sait s'en affranchir au moment d'exposer une doctrine, fût-elle radicalement hostile à la sienne propre, il sait présenter cette doctrine dans toute sa force, sans d'ailleurs s'imaginer qu'il accomplisse ainsi un acte méritoire. N'a-t-il pas pour règle unique le respect de la vérité ? Ses partis-pris personnels eux-mêmes sont-ils autre chose qu'un hommage à la vérité ? Il adhère à certaines idées non comme bienséantes ou bienfaisantes, mais parce qu'il les croit vraies. Il ne lui en coûtera donc pas de présenter dans leur vérité des idées qu'il juge fausses, et j'entends par la vérité d'une idée qui me paraît fausse, son aspect le plus plausible, le plus avantageux, le plus capable d'avoir séduit les esprits qui s'y sont arrêtés. " H. Michel, " De l'histoire des doctrines politiques, sa méthode, son esprit", in Revue du droit publie et de la science politique en France et à l’étranger, VII, Paris, 1897, p. 231, cité par Sven Stelling-Michaud, "Objet, méthode et problèmes de l’histoire des doctrines politiques ", in Cahiers Vilfredo Pareto, Genève, no 4 de 1964, p. 187.

[2]. Friedrich Engels, Anti-Dühring. M. E. Dühring bouleverse la science. Editions sociales, Paris, 1963, pp. 52, 153 et 392.

[3]. Rencontres internationales de Genève, 1965. Jacques Monod, " L'être vivant comme machine ", in Le robot, la bête et l’homme, p. 45.

[4]. John C. Eccles, "Le cerveau et le développement de la personne humaine", in Impact. Science et société UNESCO, vol. XVI, 1966, no 2, p, 112.

[5]. Julian Ajuriaguerra, " L'homme se fait en se faisant ", Rencontres internationales de Genève, 1965, p. 50.

[6]. John C. Eccles, " Le cerveau et le développement de la personne humaine ", loc. cit., p. 110.

[7]. Atomes, revue mensuelle, Paris, no 239 de janvier 1967, p. 32.

[8]. Cf Ernest Huan, " Inscription et restitution d'une information électrique au niveau d'une structure moléculaire ADN " mémoire moléculaire " ", in Thérapie, revue de la Société française de thérapeutique et de pharmacodynamie, Paris, juillet-août 1966, pp. 1043-1053.

[9]. Mario Pei, Histoire du langage, p. 8. Cf aussi J. de Ajuriaguerra, B. Inhelden et H. Sinclair, "L'ontogénèse du langage", in Revue du praticien, tome XV, no 17, pp. 2241 et ss.

[10]. A. Llorente Maldonado, Teoría de la lengua e historia de la lingüística. Ediciones Alcalá, Madrid, 1967, p. 30.

[11]. Edward Sapir, Le langage. Petite bibliothèque Payot, Paris, 1967, p. 12.

[12]. Ibidem, p. 19.

[13]. John C. Eccles, " Le cerveau et le développement de la personne humaine", loc. cit., pp. 103-104. Il semble donc que l'expérience préconisée par Colins ait eu lieu trois siècles avant son œuvre ! Si les enfants en question s'exprimaient par gestes, c'est donc qu'ils parlaient, aurait dit Colins. Nous n'avons évidemment aucune garantie quant au caractère scientifique de l'expérience réalisée par Akbar. On relèvera par ailleurs qu'un autre savant contemporain, Norbert Wiener, estime que, une telle expérience, si elle était tentée, ne pourrait conduire qu'à des résultats positifs : " Si une communauté d'enfants, écrit-il, était isolée de tout contact avec le langage de leurs aînés durant les années critiques où se forme la parole, ces enfants en sortiraient avec quelque chose, qui, si informe soit-il, n'en constituerait pas moins, sans erreur possible, un langage ". Robert Wiener, Cybernétique et société. Le monde en 10/18. Union générale d'éditions, Paris, 1962, p. 101.

[14]. Paul Chauchard, Le langage et la pensée, op. cit., pp. 81 et ss.

[15]. Mario Pei, Histoire du langage, op. cit., p. 15.

[16]. Paul Chauchard, Le langage et la pensée, op. cit., pp. 21-22.

[17]. Ibidem, pp. 118-119.

[18]. Cf supra, note no 42, p. 3060.

[19]. Paul Chauchard, Le langage et la pensée, op. cit., p. 121.

[20]. Rencontres internationales de Genève : Julian Ajuriaguerra, " L'homme se fait en se faisant ", in Le robot, la bête et l'homme, p. 59.

21. Lorsque nous parlons du volume cérébral comme d'un facteur non décisif, nous ne visons pas seulement le volume absolu de l'encéphale, mais également le rapport entre la capacité crânienne et le poids vif du corps. " Par exemple, écrivent Achille Urbain et Paul Rode, l'homme dont le poids moyen est de 65 kilos a une capacité de 1’550 cm3, soit pour 100 kilos de poids : 2’380 cm3 environ ; on a le tableau comparatif suivant : pour 100 kilos de poids

L'homme a une capacité cérébrale de 2’380 cm3

Le chimpanzé a une capacité cérébrale de 760 cm3

Le gorille a une capacité cérébrale de 340 cm3

L'orang-outang a une capacité cérébrale de 640 cm3

Le gibbon a une capacité cérébrale de 1’580 cm3.

- retour au texte -

Le développement cérébral du gibbon est donc comparativement plus important que celui des grands anthropoïdes. Il ne s'agit là que d'un fait purement anatomique car le gibbon, comme nous le verrons... n'est certainement pas le plus doué des singes. " Achille Urbain et Paul Rode, Les singes anthropoïdes, Paris, PUF, 1948, pp. 48-49.

Cette conclusion nous paraît confirmée par les données les plus récentes de l'anthropologie et de la paléontologie. En effet, comme l'écrit Yvonne Rebeyrol, d'après le professeur P.V. Tobias, " L'homme de Néanderthal avait un cerveau de 1’600 à 1’800 cm3. Celui des premiers homo sapiens, apparus il y a vingt-cinq mille ans, ne mesurait que 1’500 à 1’700 cm3. La moyenne interraciale actuelle n'est plus que de 1’350 à 1’450 cm3. " Les progrès de la paléontologie, in Le Monde du 8 septembre 1966, p. 8.

Sans avancer des chiffres aussi élevés que ceux de Tobias, Camille Arambourg concède à l'homme de Néanderthal un volume cérébral moyen de 1’450 cm3, certains crânes néanderthaliens atteignant 1’600 cm3, ce qui, compte tenu de la taille moyenne de cette race - 155 cm - doit nécessairement lui assurer un rapport de la capacité crânienne au poids du corps nettement supérieur à celui de l'homo sapiens. Cf Camille Arambourg, La genèse de l'humanité, Paris, PUF, 1965, pp. 65-67. Or, si une relation nécessaire existait entre cette capacité ou ce rapport et l'intelligence, comment expliquer dans le cadre de la sélection naturelle que les plus aptes n'aient pas survécu ?

[22]. Wilder Penfield et Lamar Roberts, Langage et mécanismes cérébraux, PUF, Paris, 1963, p. 208.

[23]. Wilder Penfield et Lamar Roberts, Langage et mécanismes cérébraux, PUF, Paris, 1963, p. 241. C'est là. un exemple de lucidité philosophique assez rare chez les scientifiques qui souvent posent de mauvaises questions et parfois donnent des réponses d'ordre magique sans même le soupçonner.

[24]. Le robot, la bête et l’homme, pp. 95-96.

[25]. Vercors, Le robot, la bête et l'homme, p. 95.

[26]. Cf à ce sujet Achille Urbain et Paul Rode, Les singes anthropoïdes, op. cit., pp. 111 et ss.

[27]. Jean-Claude Filloux, op. cit., pp. 5 et 6.

[28]. Ibidem, pp. 116-117.

[29]. Ibidem, p. 122.

[30]. Norbert Wiener, op. cit., p. 100.


[31]. S. Langer, Philosophy in a new key, op. cit., p. 103, cité par John C. Eccles, Le cerveau et le développement de la personne humaine, loc. cit., pp. 102-104.

[32]. Jacques Monod, "L'être vivant comme machine", in Le robot, la bête et l'homme, op. cit., p. 44.

[33]. John C. Eccles, Le cerveau et le développement de la personne humaine, loc. cit., p. 118. Les expériences en question sont relatées en détail par R.W. Sperry, " The great cerebral commissure ", in Scientific American, 210, pp. 42-52.

[34]. M. Fleury, " Avons-nous une intelligence droite et une intelligence gauche ? " in Atomes, revue mensuelle, Paris, no 240 de février 1967, p. 119, d'après J.C. Eccles dans le volume Recent advances in biological psychiatry, t. VIII, paru sous la direction de J. Wortis, New York (1966), p. 248 et diverses communications dans les comptes-rendus d'un colloque, Brain and Concious experience (sous la direction de Eccles) Pontificia Academia delle scienze, Città del Vaticano (1965).

[35]. Jean Piaget, Biologie et connaissance, NRF, Gallimard, Paris, 1967, p. 46.

[36]. Laromiguière, Paradoxes de Condillac, loc. cit., p. 3.




INDEX NOMINATIF


Abelard, 29, 220.

Adam, 332.

Aguirre, Sergio, 15.

Ajuriaguerra Julian, 527, 528, 529, 532.

Akbar, Empereur, 318, 530.

Alexandre Ier, Empereur, 43, 45.

Amala, 529.

Ambroise Saint, 28, 190.

Andler Charles, 130.

André Eugène, 56.

Anselme Saint, 29.

Aponte José Antonio, 75.

Apponyi, Comte, 82, 84.

Arambourg Camille, 533.

Argenteau Eugène, Comte D', 33.

Aristote, 29, 171, 223, 438, 447.

Arnao Juan, 71.

Arrighi De Casanova, Due De Padoue, 86.

Aubry Octave, 81.

Augustin Saint, 28, 31, 165, 166, 171, 219, 272.

Auzias Jean-Marie, 320.

Averhoff Puron Mario, 15.

Babeuf, 11, 130.

Bacon Roger, 220.

Bacon De Verulam Francis, 29, 220.

Bakounine, 306.

Barante, De, 49.

Bassenge, 24.

Bastide, 85.

Bazard, 130.

Bechet, 146.

Belmontet, 80.

Berenger, 65.

Bernadotte, 44, 51.

Bernard, 56, 62.

Bertin Georges, 66, 81, 85.

Bertrand Henri-Gratien, Comte, 55.

Bertrand Louis, 11.

Bessieres, Duc d'Istrie, 46.

Blanc Louis, 126, 130, 143.

Blanqui Adolphe, 122, 124, 125, 126, 127, 130, 472.

Blanqui Auguste, 130, 522.

Blucher, 44, 56.

Bolivar Simón, 76, 184.

Bologne Maurice, 110, 130, 131, 152.

Bonald Louis De, Vicomte, 103, 150, 220, 268, 335.

Borde Frédéric, 9, 10, 154, 286, 345, 376, 488.

Bosc Louis-Augustin-Guillaume, 48, 49, 60.

Bossuet, 259.

Bouillaud, 17.

Bourbons, Famille Des, 52, 65, 78.

Brigman Laura, 312, 313.

Briqueville, 89.

Brouez Jules, 152, 488.

Broussais François, 49, 92, 272.

Brunswick, Due De, 44.

Buffon, De, 24.

Buonarotti, 131.

Bykov, 320.

Cabanis, 50, 92, 272.

Cabet, 130, 252, 403, 481, 522.

Cain, 190.

Calvin. 153.

Calvo Don José Maria, 73, 79.

Campoamor, Ramón De, 149,150.

Candolle Alphonse De, 69.

Capo De Feuillide, 17, 146, 160.

Cavaignac Godefroy, 85, 134, 135, 141.

Cavaignac, Général Louis - Eugène, 134, 135.

Challaye Félicien, 190.

Champeaux Guillaume De, 29.

Chapdu Ou Chatdu Louise, Hélène, 70.

Charlemagne, 110.

Charles, Archiduc, 33, 43, 45.

Chateaubriand, 228.

Chauchard Paul, 273, 306, 311, 319, 320, 530, 531, 532, 536.

Chevalier Michel, 374, 392, 476, 490.

Christ Jesus, 110, 241, 364.

Ciceron, 37, 366.

Cienfuegos Don José, 67.

Clauzel, 62.

Clayborne, 61.

Clement XIV, Pape, 23.

Colins De Ham, Famille, 34, 89, 90.

Colins Jean-Guillaume, Chevalier De Ham, Baron De, 19, 20, 22, 27, 33, 35.

Colins Jean - Guillaume - César - Alexandre-Hippolyte, Baron De, Pratiquement Toutes Les Pages.

Colins Maria Barbara Carolina Matilde De, 71.

Colins Marie-Caroline De, Dite Caroline, 20, 37, 38, 40, 41, 47, 49, 59, 61, 62, 81, 85, 91, 108, 129, 136, 146, 154, 167.

Colins Rodolfo, 71.

Colins Y San Jorge Antoine, Charles, Euphrasie, Napoléon, Victor, dit Carlos, 71.

Colins De Tarsienne Agathon, 89, 90.

Comte Auguste, Colins De Tarsienne, Famille, 33, 82, 90, 111, 147, 221, 222, 272, 273, 302.

Comte F.C.L., 190.

Condillac, 29, 30, 31, 50, 73, 92 93, 94, 95, 97, 98, 99, 101, 102, 103, 171, 176, 219, 220, 280, 281, 305, 346, 347, 375, 542.

Condorcet, 31, 50.

Confucius, 222.

Considerant Victor, 130, 397.

Constant Benjamin, 65, 206.

Copernic, 339.

Cortadellas Rafael Nieto, 20, 70.

Cousin Victor, 50, 92, 126, 219.

Damiron, 92.

Dareau Alexandre Joseph, 17.

Darwin, 226.

David, 364.

Davoult, Duc d'Auerstaedt, Prince d'Eckmuhl, 45.

Debouche Henri-Joseph, 21 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 31: 32, 33, 34, 35, 40, 103.

Defrance, 24.

Degerando, 102, 103, 280.

Delescluze Charles, 11, 132.

Deliens Paul, 221.

Delmotte, Comte, 33.

Delrez Jacques, 357, 358, 359.

De Paepe César, 10, 12 376.

De Potter Agathon, 8 12, 112,115, 116, 117, 139, 140, 146, 150, 151, 158, 168, 221, 228, 245, 250, 252, 271, 274, 290, 293, 307, 384, 385, 403,404,405, 407, 432, 423,434, 435, 436, 447, 449,454,455, 458,459,461,467,475, 524,468, 473, 474, 475, 487, 488,524.

De Potter Louis, 8, 12, 109, 110,111, 112, 113, 114, 115, 116, 117,118, 119, 121, 122, 123, 128, 129,130, 131, 132, 133, 136, 138, 139,140, 144, 146,

151, 152, 161, 162,163, 219, 220, 221, 224, 228, 239,241, 244, 255, 260,

261, 263, 264,283, 307, 309, 319, 334, 351, 352,356, 357, 369, 384, 393, 419, 524.

Descartes, 14, 29, 30, 31, 73,93, 103, 171, 176, 219, 220, 271,273, 274, 275,280, 290, 291, 297,335, 336, 339, 527, 528, 540.

Destutt De Tracy, 50, 73, 92, 280.

Diderot, 31, 321.

Duboul J., 344.

Duhring E., 205, 527.

Dumouriez, 26.

Dupont-White, 445.

Eccles John C., 527, 528, 530, 537, 538, 540, 541.

Echanove Trujillo Carlos A., 72.

Eichtal Eugène D', 10, 11, 12.

Enfantin, 130.

Engels Friedrich, 130, 152, 205, 306, 527.

Erdan Alexandre, 146.

Espinville, Famille D', 69.

Espoz Y Mina, 149, 150.

Estourmel, D', 56, 57.

Eve, 332.

Exelmans, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 59, 62, 79.

Fabry, 24.

Faust, 108.

Feller François-Xavier De, 24, 25, 33.

Feltre, Due De, 54.

Fenelon, 362.

Ferdinand, Archiduc, 43.

Fichte, 109,

Filloux Jean-Claude, 535, 536.

Fleury M., 541.

Foner Philip S., 69, 76.

Foucart P., 44.

Fouche, 58.

Fourchy, 69.

Fourier, 80, 118, 120, 130, 148, 220, 256, 344, 345, 389, 397, 403, 422, 428, 469, 492, 502, 506.

Fournière Eugène, 11, 12, 217.

François Ii, Empereur, 43.

Prederic, Roi, 43.

Freymond Jacques, 10.

Galilée, 195, 235, 236.

Garat, 280.

Geoffroy Saint - Hilaire, Etienne, 49, 92, 270.

George Henry, 12, 13.

Gerard, 56.

Girard Stephen, 64.

Girardin Emile De, 17, 108, 130,131, 132, 147, 149, 153, 159, 161,162.

Grandmenil, 17.

Greco Pierre, 297.

Grebly Horace, 147.

Grise Jean Blaise, 297.

Grouchy, 56, 57, 62.

Grousset René, 39.

Guillaume Ier, Roi, 53, 110.

Guillaume Félix, 12, 107, 191.

Guinard Joseph Augustin, 85, 134, 136, 141.

Guizot, 80, 143, 372, 456.

Gurvitch G., 186.

Gutzeit Paula, 11.

Guyot, 43.

Heel 23.

Hegel, 195, 219, 349, 527.

Helvetius, 31.

Henricy Casimir, 17, 167.

Heraclite, 290.

Hjelmslev, 529.

Hobbes, 99.

Hohenlohe, Prince De, 33, 44.

Holbach, Baron D', 31.

Homère, 295.

Horace, 23.

Houssaye Henri, 51, 52, 55, 56, 57, 58.

Huan Ernest, 529.

Hugentobler Adolphe, 9, 152, 153, 154, 155, 156, 157, 158, 159,161,165,166, 167, 168, 334.

Iiulot d'Osery, 83, 84.

Hyde de Neuville, 64.

Ignace de Loyola Saint, 502.

Ingersoll Ch. J., 85.

Inhelden B., 529.

Jacob, 321.

Jacobson Allan, 528.

Jaulin-Mannoni Francine, 297, 298.

Jean, Archiduc, 34, 43, 45, 81, 82, 135.

Jean Baptiste Saint, 105.

Jean L'Évangéliste Saint, 286, 314.

Jeanne La Folle, Reine, 191.

Jérôme Napoléon, Prince, 159.

Jomini, 51.

Joseph Ii, Empereur, 21, 23.

Joseph Bonaparte, Comte de Survilliers, 59, 61, 62, 64, 66, 80, 81, 82, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 204.

Josephe, 190.

Jourdain, 159.

Kamala, 529.

Kant Emmanuel, 50, 73, 92, 109, 178, 219.

Kepler, 195.

Klies Maurice, 33.

Kroeber, 530.

Kuypers J., 12.

Laborde, 44, 45, 46.

Lacenaire, 18.

Lacordaire, 111.

Lafayette, 61, 111.

Lakanal, 62, 64.

Lalande, 12.

Lallemand Charles, 63, 64, 65, 66.

Lallemand Henri, 62, 64.

Lamarck J.B. de Mouet, Chevalier De, 49, 178.

Lamartine, 104.

Lammenais, 103, 111, 130.

Landauer Karl, 12, 218.

Langer Suzanne K., 323, 537 538.

Laromiguiere Pierre, 56, 94, 95, 96, 97, 99, 101, 102, 220, 281, 375, 542.

Lasalle, 46.

Lassalle, 12.

Laveleye Émile De, 11.

Laverne, Marquis De, 33.

Lebraut, 139.

Lebrun, 24.

Lebrun De Vexela, 141.

Lechevalier Jules, 94, 130.

Leclerc, Général, 38.

Leclere, Dr, 146.

Lefebvre Georges, 41, 42 ' 43.

Lefebvre-Desnouettes, 62.

Legavre Léon, 339.

Legros, 251 26.

Leibniz, 30, 109.

Lenine, 187, 384.

Leonard Émile G., 39.

Leopold 11, Empereur, 21, 34.

Leray Anatole, 145, 146.

Leroux Pierre, 130, 344.

Leroi-Gourhan, 324.

Leroy-Beaulieu Paul, 12.

Lessing, 416.

L’héritier Louis François, 66.

L'herminier, 60.

Lilly J.C., 534.

Linne, 270.

Littré, 357, 358.

Llorente Maldonado A., 529.

Locke John, 29, 73.

Lombroso, Mo.

Lopez Narciso, 71.

Louis Xviii, Roi, 52, 53, 58.

Louis Bonaparte, Roi, 112.

Louis-Philippe, Roi, 11, 79, 88.

Louis Saint, 381.

Lucas-Dubreton J., 80, 85.

Lucrèce, 291.

Luz, Roman De La, 75.

Machiavel, 183, 483, 497, 522.

Madelin Louis, 56.

Maeterlinck, 534.

Maillard Louis, 85.

Maine de Biran, 92.

Maistre Joseph De, 103, 105, 220, 227, 230, 235, 282, 302, 311, 334, 364, 377.

Maitron Jean, 13, 94, 134, 146.

Malon Benoît, 11.

Maloteau, 152.

Margaron, 44.

Marie G., 60.

Marie-Thérèse, Impératrice, 19, 20.

Marmont, Dur, De Raguse, 52.

Martial, 59.

Marx Karl, 9, 10, 11, 12, 130, 131, 152, 169, 187, 245, 248, 271, 283, 384, 480, 485, 510, 522.

Masse E.M., 68, 74, 78.

Maurras, 360.

Metternich, 81, 82, 84, 111.

Mezence, 158.

Michaux, 60.

Michel H., 525.

Mier, 111.

Mignet, 126.

Minos, 228.

Mitrand, Abbé, 134, 141.

Monod Jacques, 527, 538.

Montalenbert, 111.

Montbrun, 45.

Montesquieu, 222, 379.

Moreau, 34.

Mounin Georges, 324.

Munoz François, 306.

Murat, 51.

Murray, 19.

Mussolini, 491.

Nabonne Bernard, 85.

Napoléon Bonaparte, 31, 34, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 47, 50, 51, 52, 54, 55, 57, 58, 59, 61, 63, 66, 80, 83, 85, 87, 184, 204, 215, 242, 256, 491, 502, 522, 523.

Napoléon II, Duc De Reichstadt, Roi De Rome, 58, 81 84, 86.

Napoléon III, 541 W 57, 81, 86, 130, 485, 524.

Newton, 24, 195, 270, 277, 429.

Nicolay Fernand, 41.

Noel Jules, 61, 63, 65, 71, 89, 168, 286, 343, 361.

Nooit, Van Der, 21.

Nuñez De Arenas Manuel, 73, 113, 121, 127, 133, 163.

Occam, 220.

O'donnel, 149.

Œdipe, 524.

Onis Luis De, 67, 69.

Paine, 221.

Pandore, 241.

Panurge, 482.

Papert Seymour, 297.

Pareto Vilfredo, 12.

Paul Saint, 110.

Paussay, Baron De, Cf Vanssay, baron de.

Pecqueur, 11, 130, 329.

Pei Mario, 280, 314, 529, 530.

Penfield Wilder, 533, 534.

Pereira, 272.

Perier Casirnir, 81, 82, 84.

Peter, 529.

Pi Joaquim, 149.

Pi Y Margall, 149.

Piaget Jean, 297, 298, 541.

Picard, 61.

Picavet, Fr., 93, 94, 103,

Pie V Saint, 110.

Pierson Marc-Antoine, 12.

Pilate Ponce, 241.

Pinel Philippe, 49.

Pire, Baron De, 45, 46, 47.

Pirenne Henri, 24, 27, 111.


Plasencia Aleida, 15.

Platon, 29, 30, 92, 171, 190, 219, 220, 229, 364.

Poisson, 271.

Poncelet, 225.

Portall Vila Herminio, 71.

Poulin, 151.

Poussin, 62.

Prince ou Princemps André, 70.

Prohias Juan A., 15.

Promethee, 182, M.

Proudhon Pierre-Joseph, 8, 9, 10, 11, 37, 103, 130, 132, 142, 143, 151 156, 157, 168, 171, 176, 178, 186: 189, 196, 217, 239, 240, 267, 303, 380, 385, 386, 409, 438, 440, 464, 485.

Putsage Jules, 334, 337.

Pythagore, 220.

Quack H.P.G., 11, 107, 191.

Raffin, 15.

Raspail, 143.

Rebeyrol Yvonne, 533.

Reeves Jesse, S., 66.

Regnault De Saint - Jean d'Angely, comtesse, 85.

Renier J.S., 22, 23, 25, 26, 27, 28, 33, 36.

Rensonnet, 61, 63.

Reste Ou Leste, 56.

Ricardo, 445.

Ricci Scipion De, 110.

Ricot, Ricort Ou Ricourt, Anna, Josefa de, 20.

Rigau. Baron, 61, 63, 65.

Rivadavia Bernardino, 60, 19(, 191.

Roberts Lamar, 533, 534.

Robespierre, 31, 242, 363, 491, 522.

Rode Paul, 533, 535.

Roger Il, 311.

Roscelin, 29.

Rossi, 122.

Rougier Louis, 321, 825, 330.

Rousseau Jean-Jacques, 31 170, 172 178, 179, 183, 184, 190: 203, 206 220, 278, 295, 298, 305, 363, 377: 379, 381, 483, 522.

Royer-Collard, 49, 50, 92.

Rymenans Marcel , 15.

Sagra Ramón De La, 9, 35, 73, 74,78, 113, 114, 115, 116, 118, 119,121, 122, 123, 124, 125, 126, 127,128, 132, 137, 139, 141, 142, 143,144, 146, 149, 152, 159, 161, 162,163, 164, 165, 166, 357.

Sahuc, 44.

Saint-Georges, Famille, 66, 69. Saint-Georges, Marie - Louise De, Épouse De Colins De Ham, 70, 71, 78, 79.


Saint-Georges Pierre Baudoin, Chevalier De, 70.

Saint-Pierre, Abbé De, 212*

Saint-Simon, 7, 80, 120, 130 , 172 184, 194, M, 221, 256, 261, 412: 465, 492.

Saline, Prince De, 33.

San Martin, José, 76.

Sapir Eduard, 529.

Sari, Famille, 66, 69, 79, 85, 109, 112.

Saski, 46, 47.

Saussure Ferdinand De, 322.

Savonarole,.9, 491.

Say Jean-Baptiste 190243, 247, 397, 402, 439, 444: 472.'

Schaeffle, 12.

Schelling, 109,

Scialoja, 444, 445.

Seguin Gérard, 17, 146, 148.

Serres Olivier De, 48.

Sieyes, 195.

Sinclair Hi., 529.

Sismondi, 130, 253, 471.

Smith Adam, 7, 407, 408, 439.

Socrate, 140, 220.

Sorge, 9.

Sorel Georges, 285, 486.

Soubeyran Elle, 11, 12, 388.

Soulie Maurice, 64.

Soult, Duc De Dalmatie, 43, 44, 63, 54.

Sperry R.W., 539, 540.

Stadion, 45.

Staline, 306, 491, 532.

Stassart, Baron De, 89.

Stelling-Michaud Sven, 525.

Stendhal, 110, 111.

Sue Eugène, 344.

Talleyrand, 68.

Thiers Adolphe, 255, 267, 374, 471, 476.

Thirria H., 130.

Thiry Jean, 43, 55, 56.

Thomas d'Aquin Saint, 29, 31, 127, 171.

Thoumas, 57.

Thrasimaque, 220,

Thurot, 102.

Tobias P.V., 533.

Tocqueville Alexis De, 113.

Toubeau Maxime, 14.

Touchard Jean, 321.

Tougouchi Marc, 7.

Toynbee, 222.

Tuffery Marguerite, 16, 287.

Urbain Achille, 533, 535.

Valette, 95.

Vandamme, 62.

Vandervelde Émile, 11.

Vandewelt, 89.

Vanssay, Baron De, 35, 36.

Vercors, 534, 535.

Vico, 221.

Victor, le Sauvage de L'aveyron, 305, 313, 529.

Vidal François, 130, 251, 253, 267, 438, 445.

Vidai, Morales, 71.

Villeneuve-Bargemont. 113.

Vinçard Pierre, 146.

Vincent De Paul Saint, 18.

Vitoz Dr, 273.

Voltaire, 31, 234, 405, 411.

Vonck, 21.

Warren Harris Gaylord, 66.

Werklein, Baron De, 81.

Widgery Alban G., 222.

Wiener Norbert, 530, 537.

Woestenraedt, Comte De, 33.

Wortis J., 541.

Yvart Jean-Auguste-Victor, 48, 49, 77.

Zaragoza Justo, 71.




TABLE DES MATIÈRES



Avant-propos 7


Chapitre I : L'homme, sa vie, son œuvre 17


Chapitre II : La tentation réformiste 169

Les prémisses philosophiques 171

La réforme économique et sociale 185

La réforme étatique 202

La réforme internationale 210


Chapitre III : Du sens de l'histoire 219

Les deux phases de l'ignorance sociale 221

Illusion du dilemme théologico-philosophique 262


Chapitre IV : De la réalité de l'ordre moral 289

Conditions de la connaissance 289

Démonstration de l'immatérialité

et de l’éternité des âmes 307

Le verbe 321

Ontologie rationaliste 335


Chapitre V : Vers la société nouvelle 369

La souveraineté de la raison 369

Principes d'économie sociale 401

Transition au socialisme 479


Conclusion 525

Index nominatif 543